Eh bien moi aussi ! Avec ce nouveau chouchou des aquariophiles, il est évident que nous ne partageons pas les mêmes caractéristiques physiques ni les mêmes talents d’apnéiste !
Et pourtant, une spécificité nous rapproche belle et bien. Suivez-moi pour la découvrir.
L’Axolotl, de Dieu Aztèque à rat de labo
Originaire du Mexique, ce cousin de la salamandre peuple naturellement les lacs de Xochimilco et Chalco culminant à 2000 mètres d’altitude, ou dans les lacs de cratères volcaniques, les axalapascos.
Pour les Aztèques, l’axolotl est le dieu du feu et de la foudre, Xolotl1. Ce dernier se serait changé en salamandre pour échapper à un sacrifice.
Les premiers spécimens ramenés en France à partir de 1863 barbotent d’abord dans l’aquarium du Jardin des Plantes de Paris.
C’est là que le professeur Auguste Duméril fait une incroyable découverte : cet amphibien est doué de néoténie2 !
Désormais les scientifiques ne vont plus lâcher cet animal fantastique.
La Néoténie, késako ?
La Néoténie désigne la propriété de rester au stade larvaire toute sa vie tout en pouvant se reproduire. Comment ? La glande thyroïde de l’axolotl étant atrophiée, « elle ne produit pas suffisamment de thyroxine, l’hormone qui déclenche la transformation au stade adulte » 2.
Et notre point commun dans tout ça ?
Vous avez raison, il est temps de vous révéler notre point commun avec cet étrange animal.
C’est au niveau de la peau que nos destins se croisent, et plus précisément au niveau de la flore cutanée.
La composition du microbiote cutané de l’axolotl diffère selon son stade de métamorphose3 tout comme nous, les humains.
Ainsi notre peau ne présente pas une population microbienne identique tout au long de la vie.
De l’initialisation à la naissance jusqu’à l’âge adulte, le microbiote cutané humain varie à la fois en densité et en composition4.
A cela s’ajoutent des spécificités d’un site à l’autre, exacerbées lors de la métamorphose de l’adolescence, étape inconnue pour notre axolotl (veinard !?).
Alors, ça vous fait quoi d’avoir un point commun avec l’axolotl ?
Mon petit doigt me dit que je reviendrai prochainement vous parler de cet animal très spécial.
Sa capacité à régénérer des parties de son corps, et parfois même des organes, ouvrent des voies d’exploration infinies pour nos chercheurs. Endocrinologie, génétique, embryologie, neurobiologie, l’axolotl fait l’objet de toutes les attentions.
Ce « petit bonhomme » va encore beaucoup faire parler de lui !
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Sources
1National Geographic Article L'axolotl, fascinante créature capable d'auto-régénérer ses organes
2 Musée National d'Histoire Naturelle - Article sur l'Axolotl
3 MARTINEZ-UGDALE et al. The skin microbiota of the axolotl Ambystoma altamirani is higly influenced by metamorphosis and seasonality but not by pathogen infection. Animal Microbiome, Décembre 2022
4 Luna PC ; Skin microbiome as Years go by. American Journal of Clinical Dermatology (2020) 21 (Suppl 1):S12-S17
Crédits Illustration "laboratory glass equipment with natural ingredients on white background" par Makistock
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